La fin de l’année est un moment étrange.
On parle de renouveau, de projets, de champagne et de promesses.
Mais pour beaucoup, elle ressemble surtout à un long silence après le tumulte.
Il y a ceux qui ont perdu quelqu’un.
Ceux qui n’ont plus de table où s’asseoir.
Ceux pour qui le mot “avenir” est devenu abstrait.
Souhaiter une bonne année n’a de sens que si l’on se souvient que tout le monde n’y entre pas avec les mêmes forces.
Les vœux s’échangent vite.
Quelques mots polis, parfois sincères, souvent automatiques.
« Bonne année », comme un réflexe social.
Mais pendant que l’on compte les heures avant minuit, certains comptent surtout le silence.
Pas de table dressée, pas de voix familière.
Juste une année qui s’achève sans témoin.
La question n’est pas de culpabiliser.
Elle est de savoir si nos vœux regardent vraiment le monde tel qu’il est.
Souhaiter une bonne année n’a de sens que si l’on accepte de voir ceux qui n’ont personne pour la leur souhaiter.
Un regard, un message, une présence, parfois suffisent.
Pas pour réparer le monde.
Mais pour ne pas l’abandonner.
À GEOSKOP, nous ne promettons pas une année facile.
Nous souhaitons simplement une année moins indifférente.
Et surtout, une année où personne ne sera invisible au moment de tourner la page.
Une année où l’on regarde encore autour de soi.
Où l’on n’oublie pas que la dignité commence souvent par un geste simple : ne pas laisser l’autre seul face au passage du temps.
Bonne année, à ceux qui tiennent.
Et à ceux qui tiennent à peine.