🔸 La réunion du 2 mars qui s’est déroulée à Londres sous la houlette d’un tandem franco-britannique Macron- Starmer a non seulement ramené les chances d’une résolution diplomatique du conflit à leur point de départ, mais aussi exprimé une intention de d’engager les européens dans une escalade économico-militaire contre la Russie, et jusqu’à un déploiement de troupes européennes sur le sol ukrainien.
🔸 Ont participé à ce « sommet pour la sécurité de l’Ukraine » invité à Londres par Starmer, les dirigeants de 11 États membres de l’Union, Européenne (Allemagne, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Suède et Tchéquie), du Royaume Uni, du Canada et de la Norvège, ainsi que de la Turquie, représentée par son Ministre des Affaires étrangères, sans oublier bien sûr l’Union Européenne et l’OTAN.
🔸 Ce nouveau conseil de la guerre européen réuni autour d’un Zelensky essoré par son clash avec Trump a été annoncé comme crucial. En réalité un quitte ou double suicidaire où les participants ont décidé de jouer à une nouvelle sorte de « roulette russe ». Au menu de ce conseil de guerre qui a de plus en plus de difficulté à se camoufler derrière son slogan orwellien « la paix par la force » :
1️⃣ Encore plus d’aides financières et militaires pour l’Ukraine,
2️⃣ Une militarisation accélérée de l’Europe pour une guerre contre la Russie,
3️⃣ Un sabotage en règle des négociations pour la Paix engagé par Trump et Poutine.
🔸 Avant de voir ces trois principaux axes d’efforts prévus à Londres par les européens pour progresser sur le chemin de la 3ème guerre mondiale écoutons le résumé qu’en a donné leur chef d’orchestre Von der Leyen :
📣 « Nous devons nous préparer au pire […] Il est urgent d’augmenter, massivement, nos investissements militaires pour réarmer et sécuriser l’Europe. »
🔸Le parti de la guerre annonce qu’il continuera à aider militairement au maximum les forces ukrainiennes même dans le cadre d’un accord de paix signé afin, « une position de départ », selon le Secrétaire Général de l’OTAN Rutte « qui doit être de donner à l’Ukraine une position de force » en vue des négociations.
Lors de ce conseil de guerre, une réunion dans la réunion s’est déroulée entre Zelensky et le tandem Starmer / Macron qui clabaude avec le plus de fanatisme russophobe pour déployer des troupes sur le sol ukrainien dans l’espoir d’y entraîner d’autres pays.
🔸 Alors que la Russie a de nombreuses fois spécifié qu’un tel déploiement militaire occidental en Ukraine quelque que soit son mandat est radicalement exclu, Macron et Starmer persistent et signent avec dans ce projet de déployer des troupes sur le sol ukrainien plusieurs objectifs déjà visibles :
1️⃣ Provoquer la Russie en organisant les conditions d’une escalade probable dès qu’un bombardement russe impactera des unités occidentales officiellement présentes,
2️⃣ Aider les forces ukrainiennes qui pourront déplacer des unités vers le front depuis les secteurs éloignés où sera déployée cette « force de maintien de la paix ».
3️⃣ Tenter de protéger les forces ukrainiennes sensibles comme les dépôts de missiles et les avions de chasse fournis en créant autour de leurs forces déployées ou le long de la frontière avec la Pologne des zones protégées par une défense antiaérienne occidentale (qui pourrait rester en Pologne ou Roumanie).
4️⃣ S’imposer politiquement dans les échanges et négociations diplomatiques entre Moscou et Washington par une politique du fait accompli militaire.
5️⃣ Compenser par une action même symbolique les difficultés à trouver le financement pour augmenter les aides militaires à l’Ukraine et le temps de le mettre en oeuvre industriellement.
🔸 Cependant, un déploiement de troupes en Ukraine présente des difficultés politiques, économiques et militaires surtout s’il doit se réaliser en dehors de l’UE dont plusieurs membres ont déjà clairement rejeter l’idée et sans la participation des USA et donc de leurs flottes aériennes logistique et renseignement, sans compter des garanties de renforts en cas d’escalade militaire.
🔸 Avec une armée française qui peut à peine aligner une brigade de combat opérationnelle, sans compter ses stocks qui ne tiendraient pas plus de deux semaines en Ukraine, et une armée britannique dont l’état-major vient de rapporter n’avoir que 25 chars de combat opérationnels, le projet du tandem franco-britannique, en plus du problème de son financement a besoin de renforts pour ne pas provoquer une hilarité mondiale.