Alger « a voulu faire comprendre à la France qu’il a un atout majeur pour les mettre en difficulté »

« L’Algérie garde absolument son droit de réclamer de la France, ne serait-ce qu’elle reconnaisse ses crimes », a déclaré Hassan Mouali à Sputnik Afrique.

Il a ainsi commenté la révision, prévue par le Sénat, de la loi criminalisant la colonisation française, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée populaire nationale fin décembre.

En justifiant sa décision, le Sénat a avancé que les formulations de la loi n’étaient pas conformes à l’orientation voulue par le Président 🇩🇿 Abdelmadjid Tebboune.

Celui-ci avait en effet exigé la reconnaissance des crimes coloniaux, mais ne réclamait pas d’indemnisation financière.

L’adoption de ce texte sous sa forme initiale entraînerait « une quasi-rupture des relations diplomatiques entre la France et l’Algérie », poursuit le journaliste.

Il souhaite « au moins que la France reconnaisse ses crimes contre l’humanité », soulignant qu' »environ 6 millions d’Algériens ont été massacrés entre 1830 et 1962″.


Et de rappeler que le premier projet en ce sens remonte à 2001. « Il a été réactivé en 2005, en 2010, en 2020, et là cette fois-ci encore, pour la quatrième fois. »

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