Bayrou reprend la formule de Mélenchon : «Nous sommes des spécialistes dans l’organisation du bordel»

📌 Contexte :
François Bayrou a dénoncé un monde instable et une France fragilisée par une dette massive. Il a alerté sur un surendettement chronique qui freine le progrès national et plaidé pour un effort collectif et équitable. Pointant le paradoxe d’un pays à la fois performant et en retard, il a annoncé un vote de confiance au Parlement.

Lors d’une conférence de presse consacrée au budget 2026, le Premier ministre François Bayrou a ouvert son propos par un constat ironique : d’un côté la Russie qui a « attaqué l’Ukraine » et brisé toutes les règles, de l’autre le président américain Donald Trump qui, par ses tarifs douaniers, a lui aussi piétiné l’ordre établi.

 L’Europe, quant à elle, « trop souvent divisée », n’a pas trouvé d’unité, chacun cherchant ses propres avantages.
Résultat : la France apparaît dans son discours comme une victime contrainte de supporter le coût d’un désordre mondial dont les responsables seraient toujours ailleurs. 🤣🤣

« Nous sommes au bord du surendettement »

Le cœur du discours de Bayrou a porté sur la dette publique. « Notre pays est en danger car nous sommes au bord du surendettement », a-t-il averti, en soulignant qu’il ne s’agit pas d’un problème de demain mais d’une urgence d’aujourd’hui.

Selon lui, depuis vingt ans, la dette s’alourdit d’environ 12 millions d’euros par heure. Il a souligné que cette dépendance est désormais chronique, l’argent servant trop souvent à financer les dépenses courantes plutôt que l’investissement. D’après le Premier ministre, la conséquence est lourde : « 20 % du progrès de la France » est capté chaque année par les intérêts de la dette. Il a qualifié cette situation de « menace ». « Il n’y a aucun moyen de s’en sortir si l’on ne prend pas conscience de la gravité de ce risque », a-t-il fait savoir.

Concernant l’emploi, il a rappelé que 19 % des jeunes sont au chômage, un chiffre en hausse, alors que les entreprises disent manquer de candidats

…. Il a encore une fois appelé à un sursaut collectif, basé sur un effort justement partagé.

Il a annoncé qu’il demanderait un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre. Cette décision, arrêtée avec Emmanuel Macron, l’exposerait à une motion de censure. Le Premier ministre a expliqué qu’il engagerait ce jour-là la responsabilité du gouvernement, présenterait une déclaration de politique générale et placerait chacun devant ses responsabilités.

Il a souligné que tout le monde devrait contribuer à l’effort et que la survie collective dépendrait du vote de chacun.

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