En France, la crise immobilière réduit progressivement la surface accessible aux acheteurs, les ménages ayant perdu l’équivalent d’une pièce entière en six ans.
La crise immobilière en France se traduit par une diminution progressive de la surface des logements accessibles aux ménages. En quelques années, la hausse des prix de l’immobilier a conduit de nombreux acheteurs à renoncer à l’équivalent d’une pièce entière.
Selon une étude publiée le 10 mars par SeLoger, les ménages ont perdu en moyenne 11 m² de pouvoir d’achat immobilier depuis 2020, soit l’équivalent d’une chambre.
Malgré une hausse des revenus de 22 %, la flambée des taux d’intérêt réduit drastiquement la capacité d’emprunt, aggravant la crise du logement.
Dans la quasi-totalité des grandes villes, ce recul se confirme, avec des variations notables. À Quimper et au Mans, les acheteurs perdent jusqu’à 41 m², tandis que dans l’Ouest, la hausse des prix post-Covid s’ajoute à celle des taux.
À l’inverse, Paris et Lyon gagnent légèrement, respectivement 2 et 3 m², mais restent des exceptions. En Occitanie, la pression est intense : Perpignan accuse une perte de 25 m², Béziers 29 m², Montpellier 6 m² et Nîmes 15 m², selon l’étude.
« Les difficultés d’accès au logement relèvent aujourd’hui à la fois de dynamiques nationales et de réponses locales », explique Alexandra Verlhiac, économiste chez SeLoger.
Le marché a connu deux phases distinctes. De 2020 à 2023, les prix ont grimpé de 16,7 % grâce à des taux bas et à un engouement post-sanitaire vers les périphéries et les zones touristiques. Dès 2022, la remontée rapide des taux a inversé la tendance, avec une légère baisse des prix (-1,9 % entre 2023 et 2024), insuffisante pour compenser la chute de la capacité d’emprunt.
Les locataires subissent aussi les conséquences : face à l’abandon des projets d’achat, la demande locative explose, tirant les loyers vers le haut (+8 %) depuis 2023, surpassant l’inflation.
« Lorsque l’accès à la propriété se complique, une partie des ménages reste locataire », note SeLoger, intensifiant la concurrence. Enfin, la chute de 22 % des mises en chantier au cours de l’année 2026 tire aussi les prix vers le haut.
Cette situation alarme experts et gouvernement, qui cherchent à relancer le secteur, mais sans mesures fortes sur les taux ou les prix, le rêve immobilier s’éloigne pour de nombreux ménages, alors que, dans la seule région parisienne, une personne sur dix est en « situation de mal-logement ».
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