Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage stratégique pour de nombreuses ressources essentielles, dont les hydrocarbures mais aussi certains intrants agricoles.
Un impact direct sur la sécurité alimentaire
Une perturbation des flux commerciaux dans cette zone pourrait affecter l’approvisionnement en engrais, indispensables à la production agricole. L’Afrique, déjà vulnérable sur le plan alimentaire, pourrait être particulièrement exposée à une hausse des prix et à des tensions sur les marchés.
La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, à la suite de l’agression militaire américano-israélienne, menace gravement les importations d’engrais et d’aliments en Afrique.
Un tiers du commerce maritime mondial d’engrais transite par ce passage stratégique, et l’Afrique subsaharienne demeure très dépendante des fournisseurs du Golfe.
La quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, verrou stratégique du golfe Persique, bouleverse les chaînes d’approvisionnement mondiales en engrais et expose l’Afrique à une crise économique et alimentaire majeure.
Depuis les frappes américano-israéliennes fin février 2026, le trafic maritime y a chuté de près de 97 %, selon l’UN Trade and Development (UNCTAD), bloquant environ un tiers des flux maritimes mondiaux d’engrais, dont une part significative d’urée, d’ammoniac et de phosphates issus des pays du Golfe.
L’Afrique, où la consommation d’engrais reste faible comparée à la moyenne mondiale, est particulièrement vulnérable. Près de 19 % des engrais importés en Afrique subsaharienne provenaient du Moyen-Orient entre 2020 et 2022, avec des pics plus élevés dans plusieurs pays : 54 % pour le Soudan, 31 % pour la Tanzanie, 30 % pour la Somalie, 26 % pour le Kenya et 22 % pour le Mozambique. Au Kenya et en Afrique du Sud, jusqu’à 30 à 50 % des fertilisants importés venaient du Golfe en 2024. Le Malawi et le Burundi dépendent respectivement à 61,6 % et 75,4 % de ces sources.
Les répercussions se font déjà sentir sur les marchés alimentaires. La hausse des engrais renchérit les coûts de production, poussant certains États à restreindre leurs exportations de céréales pour protéger leurs marchés intérieurs.
Le riz et le blé pourraient être particulièrement touchés, dans un contexte de hausse des carburants agricoles et des tarifs de fret. L’UN Food Programme et des analystes avertissent d’une possible baisse des rendements pour les campagnes 2026-2027, surtout en Afrique de l’Est où les semis de la saison des grandes pluies (mars-juin) exigent des intrants disponibles dès maintenant.
Pourquoi les engrais sont-ils stratégiques pour l’Afrique ?
Les engrais sont essentiels pour maintenir les rendements agricoles. Une baisse de leur disponibilité peut entraîner une diminution des récoltes et une hausse des prix alimentaires.
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