« Inacceptable » : le cri d’alarme du président du Crédit Mutuel sur la dette française
Face à la remontée des taux et à l’alourdissement du passif souverain, le patron de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, Daniel Baal, dénonce une situation budgétaire critique.
Entre craintes de dégradation financière et menaces sur les banques créancières, retour sur une mise en garde inédite.
Le 1er septembre, Daniel Baal, président de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, a qualifié d’« inacceptable » le niveau de la dette française, estimant que le seuil d’alerte était franchi sur le volume comme sur le coût de refinancement.
Alors que la dette atteint 117,5 % du PIB et que le rendement des emprunts à 10 ans touche un plus haut depuis 2008, le dirigeant banquier avertit contre le risque persistant d’une nouvelle dégradation par les agences de notation.
Une telle décision renchérirait la charge financière pour l’État et menacerait directement les banques et assureurs-vie, principaux créanciers nationaux.
Rejetant toute idée d’effacement de la dette comme irréaliste au vu des traités européens, Daniel Baal s’en remet à la future échéance présidentielle pour restaurer une gestion budgétaire pérenne, tout en rappelant le rôle protecteur joué par la zone euro.
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