L’ambassadeur italien en France a été convoqué au ministère des Affaires étrangères après des propos de Matteo Salvini à l’encontre d’Emmanuel Macron jugés «inacceptables» par Paris. Lors d’un discours, le vice-président du Conseil des ministres a de nouveau taclé la position du président français, favorable à l’envoi de troupes en Ukraine.
Nouvelle prise de bec diplomatique franco-italienne, après une sortie du numéro deux du gouvernement italien, Matteo Salvini. « Des soldats italiens en Ukraine ?
Absolument pas. Si Emmanuel Macron le veut, qu’il y aille lui-même. Mets un casque, prends un fusil et vas-y toi-même en Ukraine », a-t-il lancé lors d’une prise de parole le 20 août à Milan.
Dès le lendemain, l’ambassadeur italien à Paris Emanuela D’Alessandro était au Quai d’Orsay, où elle avait été convoquée, ont rapporté plusieurs médias publics français.
Selon le quotidien italien La Repubblica, cette convocation de l’ambassadeur ferait suite à l’absence de réponse du Palais Chigi – siège de la présidence du Conseil des ministres – ainsi que du ministère italien des Affaires étrangères, que le conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron et l’ambassadeur français auraient appelé à désavouer la Ligue du Nord, que dirige Matteo Salvini.
« À Bruxelles et Paris, il y a un fou »
Lors d’une réunion des membres de la « coalition des volontaires » le 10 juillet, Emmanuel Macron avait obtenu la création d’un « quartier général » à Paris, pour une durée d’un an avant une rotation avec Londres.
Une initiative qui avait été saluée comme une « victoire diplomatique » par les partisans du président français, et ce, alors même que la France et la Grande-Bretagne seraient les deux seuls pays prêts à contribuer en matière d’hommes, selon la presse britannique.
Cette dernière avait notamment, parmi les grands absents, mis en avant le cas de l’Italie, dont les forces d’active sont plus conséquentes que celles du Royaume-Uni. L’Italie, qui selon une source du Times, aurait « clairement indiqué » qu’elle n’engagerait aucun soldat, à l’instar de la Pologne et de l’Espagne.
Ce n’est pas la première fois que Matteo Salvini critique Emmanuel Macron sur le dossier ukrainien. « Zelensky demande la paix, Trump œuvre pour la paix, Poutine veut la paix» tandis qu’«à Bruxelles et Paris, il y a un fou », avait lancé début mars le vice-président du Conseil des ministres, également à l’occasion d’un déplacement à Milan.
Au-delà de Matteo Salvini, l’inimitié entre le clan macroniste et le gouvernement italien de Giorgia Meloni est de notoriété publique… et pas uniquement vis-à-vis de l’attitude à adopter à l’égard des États-Unis de Donald Trump.
En mai 2023, le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani avait annulé une visite à Paris après des critiques de Gérald Darmanin à l’endroit de la présidente du Conseil des ministres, l’estimant « incapable de régler les problèmes migratoires ».
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