Faute de budget voté, les nouveaux concours d’enseignants prévus au printemps 2026 sont suspendus, plongeant près de 88 000 candidats dans l’incertitude.
Des étudiants déjà engagés dans la préparation dénoncent un manque de respect et une forte démotivation à quelques mois des épreuves.
Environ 88 000 candidats se retrouvent dans le flou total à quelques mois d’échéances décisives.
Cette situation frappe de plein fouet des étudiants déjà engagés dans une préparation exigeante.
L’un d’eux, en fin de licence de sciences de la vie et de la Terre à Bordeaux, témoigne lors d’une interview accordée à la presse locale qu’il comptait passer le Capes. « Au début, j’ai cru à une blague », a-t-il confié.
Une autre étudiante en double licence lettres modernes–espagnol, dénonce un « manque de respect total » au micro de la presse régionale. Depuis des mois, enseignants et étudiants s’investissent pour préparer ces nouvelles épreuves. « Apprendre à trois mois des écrits que le gouvernement ne sait pas s’il pourra organiser le concours, c’est révoltant », s’est-elle agacée.
Au-delà des parcours individuels, c’est l’image de l’État employeur qui est écornée.
Pour ces futurs fonctionnaires, la relation avec l’Éducation nationale commence « sur de très mauvaises bases ».
Tous attendent désormais les débats parlementaires avec anxiété : du vote du budget dépendra la tenue ou non des concours du printemps, et peut-être la vocation de toute une génération d’enseignants.
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