Fracture énergétique
La hausse continue des prix des carburants devient un terrain d’affrontement politique majeur entre l’opposition nationale et l’exécutif.
L’attaque : Accusation de « profit de crise » par l’État via les rentrées fiscales.
La solution proposée : Baisse de la TVA sur les produits énergétiques.
Impact social : Précarité énergétique croissante pour les travailleurs dépendants de leur véhicule.
- La hausse des carburants ne se limite pas aux prix à la pompe : elle devient un enjeu politique central.
Les prix à la pompe continuent leur ascension inexorable sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz. Le diesel dépasse 2,10 euros le litre et l’essence frôle les 2 euros, ravivant le spectre des Gilets jaunes de 2018, quand le gazole approchait les 1,50 euro. L’exécutif refuse pour l’instant toute baisse de taxes.
Cette progression inquiète des millions d’automobilistes, particulièrement dans les zones rurales et périurbaines où la voiture reste indispensable. Les trois quarts des Français utilisent leur véhicule pour se rendre au travail, et près de 45 % n’ont aucune alternative.
Le souvenir douloureux des Gilets jaunes
Cette situation rappelle le mouvement des Gilets jaunes, déclenché fin 2018 par la hausse des taxes sur les carburants. À l’époque, le litre de diesel atteignait environ 1,50 euro, déjà perçu comme insupportable par de nombreux ménages modestes. Aujourd’hui, avec des prix nettement plus élevés et des taxes qui représentent toujours autour de 60 % du coût final, la colère gronde à nouveau.
Le gouvernement, par la voix de la ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon, exclut encore une fois toute baisse des taxes, invoquant des contraintes budgétaires. « Le scénario d’une baisse des taxes n’est pas envisagé », a-t-elle affirmé, tout en évoquant de possibles aides ciblées pour certains secteurs.
Certains automobilistes frontaliers se tournent déjà vers l’Italie ou l’Espagne, où des mesures de plafonnement ou de baisse de TVA ont été prises, permettant des économies de 20 à 40 centimes par litre. D’autres envisagent l’installation de kits E85, dont la demande a explosé ces dernières semaines.
La fiscalité reste le principal levier : la TICPE et la TVA pèsent lourdement, et l’État profite mécaniquement de la hausse des prix.
Face à cette « inexorable » montée, les appels à encadrer les marges des distributeurs ou à taxer davantage les superprofits des majors pétrolières se multiplient, sans réponse concrète pour l’instant du côté de l’exécutif.
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