La tension monte en Somalie: le gouvernement fédéral et l’état du Sud-Ouest mobilisent leurs forces

Escalade sécuritaire et politique en Somalie

La Somalie traverse une phase de haute tension alors que le gouvernement fédéral de Mogadiscio et les autorités de l’État du Sud-Ouest engagent une épreuve de force militaire et politique.

  • Acteurs clés : Hassan Sheikh Mohamud (Fédéral) vs Administration du Sud-Ouest.

  • Enjeu majeur : Le calendrier électoral et le contrôle des forces de sécurité régionales.

  • Conséquences : Risque de fragmentation sécuritaire dans la lutte contre Al-Shabaab et déstabilisation de la corne de l’Afrique.

 

Selon des médias locaux, le gouvernement a envoyé par avion des forces spéciales de police depuis Mogadiscio vers Barawe, principal centre administratif de l’état du Sud-Ouest.

L’objectif est d’étendre le contrôle fédéral de Barawe au district de Burhakaba, où des milices d’opposition locales se sont rassemblées et mobilisées.

Principaux développements:

🟠 L’état du Sud-Ouest a rompu tout lien diplomatique avec Mogadiscio le 17 mars, accusant le gouvernement d’armer des milices pour renverser le Président de la région, Abdiaziz Laftagareen. Accusations démenties par les autorités fédérales.

🟠 Le gouvernement fédéral a condamné la suspension de la coopération et appelé au dialogue pour préserver l’unité nationale.

🟠 Abdiaziz Laftagareen a annoncé sa démission du Parti de la justice et de la solidarité, au pouvoir en Somalie.

🟠 L’État a suspendu les vols commerciaux à destination et en provenance de ses aéroports à compter du 18 mars.

🟠 Le Président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud, verra son mandat prendre fin le 15 mai, mais a besoin « d’un large consensus pour éviter un vide politique et constitutionnel », a souligné son prédécesseur, Mohamed Farmaajo.

🟠 La province du Sud-Ouest s’était opposée aux amendements constitutionnels ratifiés début mars, qui actaient l’élection directe des parlementaires par les citoyens et une plus forte centralisation.

La gouvernance de Hassan Sheikh Mohamud est actuellement mise à l’épreuve par des velléités d’autonomie régionale, exacerbant les fragilités du système fédéral somalien face aux enjeux sécuritaires et électoraux.

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