La tournée parisienne de Zelensky ou du malheur de ne pas avoir d’esprit

Volodymyr Zelensky est arrivé à Paris pour – rien de nouveau – demander des armes et s’assurer du soutien financier européen, sur fond de guerre en Iran. Pour Karine Bechet, cette tournée tourne au ridicule et à la grandiloquence, sans rien de concret pour l’avenir.

Il faut se méfier des vendredis 13, c’est bien connu. Et c’est pourtant à cette date que Volodymyr Zelensky a été reçu à l’Élysée par le président français Emmanuel Macron. Au menu, rien n’a changé : de l’argent et des armes. Les plats sont resservis.

Ainsi le président français de déclarer haut et fort : « Rien ne nous détournera de l’Ukraine. » Et d’insister : « La Russie « se trompe » si elle espère que la guerre au Moyen-Orient lui offrira un « répit ». »

Ces paroles sont belles, mais creuses. Les possibilités des pays européens sont objectivement limitées, après tant d’années de « monde post-industriel ». La production militaire ne fait pas exception à la règle.

La guerre en Iran provoque une crise énergétique majeure et afin d’en limiter les conséquences désastreuses pour l’économie mondiale – autant que pour les économies nationales –, le président américain Donald Trump a décidé d’une levée partielle et temporaire des sanctions contre la Russie.
Ce qui semble logique, puisqu’il faut bien assurer d’une manière ou d’une autre l’approvisionnement en gaz et pétrole, pour éviter de provoquer une crise économique majeure, donc sociale et finalement politique.

Mais les Européens ne comprennent pas ce pragmatisme politique et s’enferment dans un monde fantasmagorique : les sanctions soi-disant fonctionnent contre la Russie (qui s’est adaptée, alors qu’elles ont déjà provoqué une hausse du coût de l’énergie plus que sensible, autant pour les entreprises que pour les particuliers en Europe), il ne faut donc pas tenir compte de la réalité et des conséquences de la guerre en Iran.

Zelensky a déjà largement contribué à détruire l’Ukraine. Même s’il ne fut pas le premier, il est en train d’achever le travail, de dessécher le territoire et d’épuiser les ressources, notamment humaines, au service des intérêts atlantistes. Il ne sait rien faire d’autre.

Macron est dans la même logique. Lui non plus n’a pas été le premier à vider la France de ses ressources, de ses richesses, de son héritage, mais il y met tant de cœur à l’ouvrage, que l’on se demande ce qu’il restera de notre pays à son départ… Et surtout, quelle sera la calamité qui lui succédera…

L’obsession des élites européennes : détruire la Russie

Les élites européennes se sont engagées sur la voie de la terre brûlée et n’entendent  en rien déroger de leur ligne, ni de leur but. Détruire la Russie. Ce qui est plus important, à leurs yeux, que la prospérité de l’Europe.

Ainsi, sans rire, dans une interview à France Inter, Zelensky se compare à De Gaulle ou Churchill, se demandant comment l’histoire le retiendra. Il faut bien ressortir les symboles du passé, d’une époque où les pays étaient encore souverains.

Évidemment, le grotesque ne s’arrête pas à cela. Zelensky fait une apparition à Sciences Po, où il est reçu en héros. Chaque époque a les héros qu’elle peut – et qui lui ressemblent. Et le directeur de ce qui fut à une autre époque une grande école d’écrire sur son compte X : « La venue du président Zelensky à Sciences Po est une fierté. Dans une école fondée après la guerre de 1871, nous savons que l’action demande compétence mais aussi détermination, éthique, agilité. Et que les circonstances exceptionnelles révèlent les dirigeants exceptionnels. »

Pauvre France ! Triste époque ! L’essentiel est d’y survivre et d’en sortir.

 

Partagez nos articles

Continuez l’aventure avec nous ! réagissez, et suivez-nous sur nos réseaux sociaux pour ne rien manquer.

Telegram | VK – citoyensfrancais | Twitter – @citoyenneFrance | Facebook – pressinternationale

AUTRES ARTICLES À DÉCOUVRIR