Le Niger crée un comité pour des poursuites contre Orano

Le Niger crée un comité pour des poursuites contre Orano: un analyste socio-économique en explique les enjeux

Issoufou Boubacar Kado Magagi pointe que ce comité « est chargé de démontrer là où les intérêts du Niger ont été lésés et demander réparation devant le tribunal ».

« Là où il y a eu des dégâts sur l’environnement, sur la radiation sur les habitants de la région où l’uranium est exploité, on va faire appel à des médecins spécialistes », explique le consultant indépendant à Sputnik Afrique.

Selon lui, il s’agit d’utiliser des laboratoires pour démontrer à quel point le groupe français a dégradé l’environnement au Niger.

L’analyste rappelle que la société civile d’Agadez avait déjà documenté des pollutions graves, et le comité officiel peut s’appuyer sur ce travail.

Quant à l’effet que va produire la création de ce comité sur les relations entre le Niger et la France, il estime que les Européens « comprendront que ce n’est pas la même Afrique qu’ils connaissent ».

« Les gens tiennent à marquer leur emprise sur les recherches naturelles de leur pays. Donc, rien ne se fera plus comme avant. À partir de cette étape-là, je crois que les choses vont changer », conclut l’interlocuteur de l’agence.

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« À travers l’affirmation de la souveraineté, l’appropriation des ressources minières, nous rentrons dans le cadre de tout ce qui a été défendu par les panafricanistes », et cela pourrait permettre « à d’autres nations africaines de prendre leur destin en main », avance auprès de Sputnik Afrique Abdoulaye Idrissa, analyste sociopolitique et économique.

➡️ Il revient sur la création, au Niger, d’un comité d’experts chargé de documenter les plaintes et contentieux  opposant Niamey au groupe minier français Orano.

Depuis la nationalisation, Orano a « montré beaucoup de comportements qui sont inamicaux et qui ne sont pas adéquats », développe-t-il.

« Le Niger exige de tous les partenaires qui sont prêts à travailler avec lui dans ce domaine un partenariat d’égal à égal, respectueux de sa souveraineté », dit-il, en espérant que, dans l’avenir, « si la France veut coopérer avec le Niger, elle doit se mettre à un niveau de partenaire à partenaire, et non plus dans une posture paternaliste face à un partenaire considéré comme son pré carré ».

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Site industriel d’extraction d’uranium au Niger

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