L’ultimatum de 20 ans pour le nucléaire iranien
Washington durcit le ton et impose une condition sine qua non pour toute normalisation : un gel quasi définitif de l’enrichissement d’uranium.
L’exigence de fond : Un moratoire de 20 ans, une durée inédite dépassant les cadres habituels de la surveillance internationale.
Objectif sécuritaire : Garantir l’impossibilité technique pour l’Iran de développer une arme atomique sur une génération complète.
Risque diplomatique : Une demande jugée inacceptable par Téhéran, qui y voit une atteinte directe à sa souveraineté scientifique et énergétique.
En outre, les exigences de Washington incluent, selon un quotidien américain:
▪️Le transfert complet des stocks de matières nucléaires enrichies déjà produites
▪️Le démantèlement des sites nucléaires de Fordow, Natanz et Ispahan
▪️L’autorisation d’inspections approfondies
▪️L’interdiction des activités nucléaires souterraines.
L’Iran a déjà exclu toute restriction à son droit d’enrichir de l’uranium dans le cadre de son programme nucléaire civil.
Hier, Donald Trump a estimé « très possible » de parvenir à un accord avec l’Iran, après des « très bonnes discussions » au cours des dernières 24 heures, lors d’un entretien avec des journalistes dans le Bureau ovale.
Cette exigence américaine d’un moratoire de 20 ans sur l’enrichissement d’uranium marque une volonté de geler durablement les capacités techniques de Téhéran. En fixant un seuil temporel aussi long, Washington cherche à neutraliser toute possibilité de « breakout » nucléaire (délai nécessaire pour produire assez de matière pour une bombe).
Pour GEOSKOP, cette posture maximaliste, loin des compromis passés de l’accord de 2015, témoigne d’une stratégie de pression totale. Elle place l’Iran devant un dilemme : accepter une mise sous tutelle technologique prolongée en échange d’un éventuel allègement des sanctions, ou poursuivre l’escalade dans un contexte régional déjà incandescent.
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