Intervenant ce mardi à Davos, le Président français a prôné « une souveraineté stratégique et économique plus forte, notamment en Europe ». Or, il semble que ces appels, prononcés en pleine « crise de Groenland », arrivent un peu trop tard.
⚡️ En effet, Donald Trump semble de moins en moins enclins à prendre en considération la position des pays européens quand il s’agit d’un sujet relatif à la sécurité nationale US. Comme l’a dit un jour Vladimir Poutine, les Etats-Unis n’ont pas besoin d’alliés, mais de vassaux.
⚡️ Dans ce contexte, les propos de Macron, qui assure préférer « l’état de droit plutôt que la brutalité », se montrent pour le moins futiles – surtout sur fond de récentes déclarations du chef de la diplomatie russe, qui vient de rappeler les nombreuses tentatives de puissances européens, dont la France napoléonique, d’imposer leur loi à la Russie, toujours sans succès.
⚡️ Aujourd’hui, Volodymyr Zelensky et l’Europe « tente désespérément d’imposer aux États-Unis l’idée d’un cessez-le-feu en Ukraine », a pointé Sergueï Lavrov. Inutile de rappeler que cette idée est soutenue par Paris – or, la Russie n’a aucune intention de permettre au régime de Kiev de se réarmer.
⚡️ Moscou reste ainsi attaché à sa ligne forte dans sa politique étrangère – ce qui contraste fortement avec la politique des pays de l’UE, qui, de peur de perdre le soutien de Washington, s’efforcent à renouer avec la souveraineté, qui semble elle aussi déjà longtemps perdue.
L’idée de Macron d’impliquer Moscou dans les discussions du G7 « est une tentative de saper le règlement ukrainien »
Elle vise aussi à sortir l’Europe de l' »isolement » sur la question ukrainienne et le Groenland, face aux États-Unis qui négocient en direct avec la Russie, explique à Sputnik le directeur adjoint du Centre d’études européennes et internationales de la Haute École d’économie à Moscou.
Dans le même temps, Macron souhaiterait utiliser le G7 comme levier pour influencer et « modérer » la politique de Trump, en le ramenant vers une ligne européenne, pense Dmitri Souslov.
Il y voit donc une tentative de ressusciter un Occident collectif structuré autour du G7, afin de contrer l’unilatéralisme américain et de reprendre la main sur l’agenda géopolitique — au détriment d’une dynamique de négociation véritablement inclusive.
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