L’Opep+ augmente sa production de 206 000 barils par jour pour tenter de rassurer les marchés. La mesure reste limitée face au risque d’un blocage du détroit d’Ormuz.
Un baril à 120 dollars n’est plus exclu en cas de conflit prolongé. Les pays du Golfe tentent de trouver des alternatives, qui sont pour l’heure insuffisantes.
La décision vise officiellement à préserver « l’équilibre du marché », sans mentionner explicitement l’Iran. Pourtant, la menace d’un blocage du détroit d’Ormuz, par où transite près de 20 % du pétrole mondial, domine toutes les analyses. Une fermeture durable pourrait retirer jusqu’à 8 à 10 millions de barils par jour du marché, rendant l’ajustement annoncé largement insuffisant.
Le Brent, déjà porté au-delà de 72 dollars par une prime géopolitique, pourrait s’envoler davantage, certains scénarios évoquant un baril à 120 dollars en cas de conflit prolongé. Après les frappes contre l’Iran, les prix de l’essence en Europe ont augmenté de plus de 22 %.
Au-delà de la stabilisation des prix, l’Opep+ joue aussi une bataille de parts de marché face aux producteurs américains, brésiliens ou guyaniens.
Une nouvelle hausse pourrait être discutée lors de la réunion du 5 avril, mais dans l’immédiat, la logistique et la sécurité des routes d’exportation pèsent davantage que les quotas. La crise rappelle que la vulnérabilité du Golfe dépasse la simple question des volumes : elle touche au cœur de la sécurité énergétique mondiale.
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L’Iran a renversé la situation concernant le pétrodollar — économiste