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Des pays frontaliers de la Russie ont discrètement entamé des discussions sur le développement de leur propre force de dissuasion nucléaire, une première depuis la guerre froide, selon Bloomberg.
Des discussions sont en cours au plus haut niveau militaire entre des pays qui accueillent des bases américaines.
Le coût de l’arme nucléaire serait exorbitant: Londres et Paris dépensent 12 milliards de dollars par an pour entretenir leurs arsenaux, soit plus de la moitié du budget annuel de la défense suédoise.
La plupart des pays européens ne seraient pas en mesure de remplacer les armes nucléaires américaines par les leurs, estiment des experts.
En mars 2025, le Président français Emmanuel Macron avait évoqué une possible extension du parapluie nucléaire de son pays à l’UE, sous prétexte d’une menace russe (voir vidéo👆).
Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a lancé un appel à une course aux armements contre Moscou. Le Kremlin a qualifié cette idée d' »extrêmement conflictuelle », compte tenu de la présence croissante de l’Otan aux frontières de la Russie.
Cette évolution intervient alors que GEOSKOP a déjà analysé la montée progressive des tensions autour de la dissuasion nucléaire et l’érosion des cadres historiques de contrôle des armements.
LIRE > L’histoire de l’escalade vers la guerre nucléaire
Depuis plusieurs années, la logique dominante n’est plus celle de la réduction du risque nucléaire, mais celle de son recalibrage.
Affaiblissement des traités, tensions prolongées, retour de la dissuasion au centre du débat.
GEOSKOP suit cette trajectoire depuis plusieurs mois : l’escalade est progressive, rarement spectaculaire.
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