Les prix à la pompe flambent depuis le début de la guerre en Iran, avec des augmentations de 5 à 15 centimes par litre en quelques jours.
Accusés de profiter de la crise, les distributeurs sont dans le viseur du gouvernement, qui promet des contrôles mais exclut pour l’instant toute baisse de taxes.
L’escalade des tarifs des carburants, observée dès le 4 mars 2026, reflète l’impact anticipé du conflit au Moyen-Orient sur le marché pétrolier, où le baril de Brent a bondi à plus de 80 dollars. Les automobilistes français, paniqués, se ruent dans les stations, amplifiant les tensions locales sans risque réel de pénurie, selon Bercy, tandis que la controverse gagne les réseaux sociaux et l’opposition politique.
Les stations indépendantes justifient ces ajustements par des coûts d’approvisionnement en forte hausse. Le gouvernement, par la voix de Roland Lescure, ministre de l’Économie, assure une surveillance accrue via la DGCCRF et dénonce toute hausse abusive.
Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, souligne que la TVA augmente mécaniquement avec la hausse des prix, évoquant une « réalité purement mécanique ». Il déplore que la barre symbolique des 2 euros puisse être franchie pour un produit qui constitue un produit d’appel pour son enseigne.
L’ancien conseiller scientifique à France Stratégie, Nicolas Mailhan, estime : « On glisse doucement mais sûrement vers la prochaine crise économique déclenchée par des prix élevés de l’énergie. Mais visiblement peu de gens ont l’air de le comprendre. »
Les précédents, comme la crise ukrainienne de 2022, où les prix ont dépassé 2 euros, hantent les esprits. Les grandes surfaces, qui captent 60 % du marché, n’ont pas encore lancé d’opérations à prix coûtant, accentuant les soupçons dans un contexte haussier des prix à la pompe depuis le début de l’année. L’Autorité de la concurrence, qui a sanctionné des ententes en Corse en 2025, pourrait être saisie si des abus sont confirmés.
Partagez nos articles
Continuez l’aventure avec nous ! réagissez, et suivez-nous sur nos réseaux sociaux pour ne rien manquer.
Telegram |
VK – citoyensfrancais |
Twitter – @citoyenneFrance |
Facebook – pressinternationale
Puissantes représailles: comment l’Iran a répondu aux États-Unis par la crise économique