Réduction du nucléaire dans l’UE : Ursula von der Leyen reconnaît «une erreur stratégique»

La reconnaissance par Ursula von der Leyen d’une possible erreur stratégique dans la réduction du nucléaire au sein de l’Union européenne relance le débat sur les choix énergétiques du continent.

Lors d’un sommet sur le nucléaire civil, organisé en région parisienne, la présidente de la Commission européenne a estimé que la diminution de la part du nucléaire dans le mix énergétique européen était «une erreur stratégique».
Une prise de position qui tranche avec l’ambiguïté que cette ex-ministre d’Angela Merkel a pu entretenir sur le sujet.

« Cette réduction de la part du nucléaire était un choix et, avec le recul, c’était une erreur stratégique pour l’Europe de tourner le dos à une source d’énergie fiable, abordable et à faibles émissions », a déclaré ce 10 mars Ursula von der Leyen.

Depuis Boulogne-Billancourt, où se tient un sommet consacré au nucléaire civil, la présidente de la Commission européenne a quelque peu douché les espoirs des anti-nucléaires qui, depuis plus de quinze ans, portés par la catastrophe de Fukushima, ont mené une guerre effrénée contre l’atome à travers le Vieux continent.

« En 1990 », a-t-elle souligné, « un tiers de l’électricité en Europe provenait du nucléaire. Aujourd’hui, cela ne représente qu’environ 15 % ». Défendant que nucléaire et renouvelable ne sont pas incompatibles, Ursula von der Leyen est rapidement retombée dans ses travers allemands en affirmant que « c’est en combinaison » que l’atome et les renouvelables seraient « les plus puissants ».

Le nucléaire européen à la traîne, malgré « un demi-million de travailleurs hautement qualifiés »

Au-delà de la simple question de l’indépendance énergétique, la chef de la Commission européenne semble aujourd’hui voir plus loin, affirmant qu’avec « un demi-million de travailleurs hautement qualifiés dans le nucléaire – bien plus que les États-Unis et la Chine » l’Europe aurait « tous les atouts pour être à la pointe » dans ce secteur. 

Ambitionnant une Europe comme « pôle mondial des énergies nucléaires de nouvelle génération », Ursula von der Leyen a affirmé que les Européens étaient « leaders mondiaux en matière d’innovation dans les réacteurs modulaires (SMR) », alors même que l’UE n’abrite aucun SMR en activité, contrairement à la Russie et à la Chine.

 

Pourquoi la question du nucléaire est-elle stratégique pour l’Europe ?

L’énergie nucléaire permet de produire de grandes quantités d’électricité avec une faible dépendance aux importations d’hydrocarbures. Elle joue donc un rôle important dans la sécurité énergétique de certains États européens.

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