Avec un marché laitier comptant parmi les plus importants d’Afrique, l’Algérie suscite l’intérêt des grands industriels laitiers.
Après le projet qatari Baladna, c’est au tour du groupe laitier russe EkoNiva de montrer son intérêt pour une éventuelle implantation en Algérie.
Premier marché laitier d’Afrique, l’Algérie demeure fortement dépendante des importations. Entre 2020 et 2024, le pays a importé en moyenne plus de 430 000 tonnes de produits laitiers par an, pour une facture annuelle d’environ 1,6 milliard de dollars, atteignant près de 2 milliards en 2022.
Cette dépendance, perçue comme une vulnérabilité économique, constitue également un levier d’attractivité pour les investisseurs industriels. EkoNiva dispose en effet d’un modèle intégré — élevage bovin, production de fourrage et transformation — et exploite plus de 630 000 hectares, avec une production annuelle supérieure à 1,35 million de tonnes de lait cru.
Un savoir-faire de grande échelle que les autorités algériennes cherchent à mobiliser pour structurer durablement la filière, en s’appuyant notamment sur le réseau industriel et logistique de Giplait, acteur central du secteur public algérien.
Cette approche s’inscrit dans une stratégie plus large, déjà illustrée par le projet qatari Baladna, qui prévoit un investissement de 3,5 milliards de dollars pour la construction d’un complexe agro-industriel géant destiné à produire 200 000 tonnes de lait en poudre par an. Les travaux devraient démarrer cette année, pour une première production attendue en 2027.
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