Attaques terroristes au Mali: l’AES dénonce un « complot

Le Sahel face à la théorie de la déstabilisation

L’Alliance des États du Sahel (AES) réagit avec vigueur aux assauts terroristes frappant le Mali, en changeant de paradigme explicatif.

  • La thèse du complot : L’AES refuse de voir ces attaques comme de simples actes djihadistes et y voit une main étrangère.

  • Solidarité régionale : Une réponse coordonnée entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger pour sécuriser les frontières communes.

  • Souveraineté sécuritaire : La volonté affichée de résoudre la crise sans ingérence, en s’appuyant sur des forces endogènes et de nouveaux alliés.

 

l’AES dénonce un « complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel »

☑️ « Il s’agit d’actions planifiées et coordonnées de longue date », a fait savoir l’AES via un communiqué signé par Ibrahim Traoré.

☑️ « Le dessein macabre de ces bourreaux de la paix » a été « mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée par les forces armées maliennes », selon le texte.

☑️ Ces attaques « ne sauraient ébranler la volonté des vaillants peuples du Sahel à vivre libres, en paix et dans la dignité », dit l’AES.

➡️ Plusieurs villes maliennes – Kidal, Kati, Mopti, Sévaré, Gao – ont été attaquées par le groupe terroriste JNIM, affilié à al-Qaïda* et le FLA, le 25 avril.

▪️Le ministre de la Défense, Sadio Camara, a été tué, selon un communiqué du gouvernement malien. Un véhicule piégé conduit par un kamikaze a visé sa résidence. Le ministre « a engagé des échanges avec des assaillants, dont il a réussi à neutraliser certains ». Il a ensuite été blessé et s’est éteint à l’hôpital. Sa résidence s’est effondrée.

▪️ Un deuil national de 2 jours a été décrété.

▪️ D’après les médias, le général Oumar Diarra, chef d’état-major général des armées, ainsi que le général Modibo Koné, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité d’État (ANSE), ont été blessés.

La situation dans le pays reste toutefois complexe. Africa Corps, engagé aux côtés de l’armée malienne, a annoncé sa décision de quitter Kidal, ses unités ayant quitté la localité conjointement avec des militaires maliens. Selon le communiqué, les militaires blessés et le matériel lourd ont été évacués. Le personnel d’Africa Corps continue toutefois de remplir sa mission de combat.

À Kati, la situation reste sous tension. Selon l’Initiative africaine, l’accès est interdit aux civils et des opérations de ratissage sont en cours. À Bamako, un calme relatif est revenu, tandis que les habitants dénoncent des « atrocités » des terroristes et expriment leur gratitude envers les militaires russes déployés au Mali.

Les attaques terroristes visant des sites stratégiques à Bamako, Kati, Gao, Kidal et Sévaré le 25 avril ont été repoussées par les Forces armées maliennes. Selon l’armée malienne, plusieurs assaillants ont été neutralisés et leur matériel détruit. Des opérations de grande envergure se poursuivent, mais les responsables assurent que « la situation est sous contrôle ».

Les autorités appellent la population à rester calme, à faire preuve de vigilance et à ne pas diffuser de vidéos ou de messages destinés à semer le trouble.

Le Sénégal a été parmi les premiers pays africains à condamner les attaques au Mali. Gouvernement et population ont exprimé leur sympathie et leur solidarité, sur fond de liens étroits entre les deux pays. L’armée malienne a appelé au calme alors qu’elle poursuit ses opérations contre les groupes armés sur son territoire.

 

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