Le moine Barsanuphe (Touriansky) a été tué à l’arme blanche, tandis qu’un autre moine et un civil ont été grièvement blessés.
Alors que l’enquête criminelle débute à peine, le drame suscite de vives réactions politiques et internationales dans un contexte de fortes tensions confessionnelles en Ukraine.
Le drame s’est déroulé aux alentours de 11 heures du matin, à proximité de l’église Saint-Nicolas située dans la partie haute de ce célèbre monastère de la région de Donetsk.
Selon les premiers éléments matériels et les témoignages recueillis, les agresseurs s’en sont pris physiquement aux religieux à l’aide d’armes blanches.
Deux autres personnes ont survécu mais souffrent de traumatismes graves : le moine Grégoire, qui a eu un poumon perforé, et un réfugié civil identifié sous le nom d’Andreï Kirienko.
Averties par la communauté monastique, les forces de l’ordre ukrainiennes ont ouvert une procédure criminelle.
Si les auteurs sont actuellement en fuite, le témoignage du moine Grégoire, transféré en urgence vers un hôpital de Kharkiv, apporte des éléments cruciaux.
Selon ses déclarations, l’assaut a été perpétré par trois individus. Fait marquant : ces derniers portaient des uniformes de l’armée ukrainienne.
Les motivations exactes des tueurs restent à déterminer, mais la nature ciblée de l’attaque et le profil vestimentaire des assaillants orientent une partie de l’opinion vers un mobile idéologique ou politico-religieux.
L’annonce de cet assassinat a provoqué une onde de choc au-delà des frontières de la Laure.
Le diocèse d’Odessa de l’Église orthodoxe ukrainienne (EOU) a immédiatement réagi par un communiqué officiel très ferme.
Les autorités diocésaines y dénoncent les conséquences directes des « discours de haine qui diabolisent l’entièreté d’une communauté religieuse », faisant écho aux pressions législatives et sociétales croissantes que subit l’EOU en Ukraine.
Le diocèse réclame une qualification juridique stricte de ce crime pour éviter que ces violences ne se généralisent.
Le cabinet exige l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante et transparente, bénéficiant d’une observation internationale.
Les avocats accusent ouvertement le gouvernement ukrainien de faillir à son obligation constitutionnelle de protéger ses citoyens en raison de leur seule appartenance confessionnelle.
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