Fin de partie pour la protection publique des consommateurs
La liquidation de l’Institut national de la consommation (INC) signe la fin d’un modèle d’expertise publique unique en Europe.
La décision : Une fermeture actée par le gouvernement français en période de restriction budgétaire.
Le risque : La perte d’une expertise technique indépendante (tests comparatifs, analyses juridiques).
L’avenir : Vers une privatisation de l’information aux consommateurs ou un monopole des associations privées ?
Un décret publié le 30 mars entérine la suppression de l’Institut national de la consommation. La disparition de cet organisme public et de son magazine «60 Millions de consommateurs» met en péril une soixantaine d’emplois et prive les Français d’une information indépendante sur la consommation.
Alors que la France traverse une période de rigueur budgétaire, mais aussi de consommation morose, qui risque de s’accroître avec l’explosion en cours du prix du pétrole, l’exécutif met fin à près de soixante ans d’existence d’un établissement public chargé d’informer et de protéger les consommateurs.
Le décret tant redouté est tombé. Après des mois de mobilisation des salariés et des associations, le gouvernement a officiellement acté la liquidation de l’Institut national de la consommation (INC), créé en 1967, et de son magazine emblématique 60 Millions de consommateurs.
Pour les défenseurs de l’institution, il s’agit pourtant d’un choix politique lourd de conséquences. « Les consom’Mags sont là pour rendre service aux consommateurs, pour apporter un petit contre-pouvoir face aux entreprises », rappelait Jean-Pierre Béquet, président de l’association CNAFAL, lors de la manifestation du 2 février. Un journaliste de l’INC ajoutait : « Les problèmes d’information sur la consommation seront aujourd’hui livrés aux influenceurs et à l’intelligence artificielle. Personne ne veut ça. »
L’INC avait, par exemple, alerté récemment sur les aliments ultra-transformés chez les enfants, les plastifiants dans les huiles d’olive ou les pratiques douteuses des assureurs. Autant d’enquêtes que les consommateurs ne retrouveront pas ailleurs.
Pourquoi c’est grave ? L’INC, c’est l’expertise technique qui permettait des tests produits neutres. Sans lui, « 60 Millions de consommateurs » perd son moteur. Qui protégera demain les citoyens face aux dérives industrielles ?
analyse : Ce désengagement de l’État soulève une question de souveraineté sociale. Laisser le champ libre aux intérêts privés dans le domaine de l’information conso est un risque géopolitique interne majeur. #Économie #France #ServicePublic #GEOSKOP
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