La grande imposture fiscale de Sébastien Lecornu : 17 milliards d’impôts cachés dans le budget 2027

Les trois piliers de la purge fiscale du gouvernement Lecornu

Analyse de la répartition des 17 milliards d’euros de hausses de recettes prévues au PLF 2027 :

  • 6,7 milliards sur les entreprises et salariés : Gel des allègements de charges (3 Mds) et intégration de la participation/intéressement dans l’assiette sociale (3,7 Mds).

  • 5,5 milliards prélevés sur les retraités : Gel des pensions supérieures à 1 260 € (4,1 Mds) et abaissement du plafond de l’abattement fiscal à 3 000 € (1,4 Mds).

  • 1,2 milliard sur les propriétaires : Hausse de la taxe foncière et alourdissement des charges transférées aux collectivités locales.

 

Le reniement budgétaire : La « stabilité fiscale » volée en éclats

Après les promesses d’absence de vaccination obligatoire ou de non-belligérance face à Moscou, le dogme du « nous n’augmenterons pas les impôts » s’effondre à son tour.
Déposé au Parlement ce 1er octobre par le gouvernement de Sébastien Lecornu, le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 trahit brutalement l’engagement de « stabilité fiscale » martelé mi-septembre par le Premier ministre dans Le Figaro
.
Loin des promesses d’un simple ajustement, la copie gouvernementale contient au bas mot 17 milliards d’euros de hausses d’impôts et de cotisations, organisant une hausse des prélèvements obligatoires qui grimperont à 44,2 % du PIB l’an prochain
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Offensive générale contre le travail et les entreprises

Pour remplir les caisses de Bercy, le gouvernement braque en priorité le monde du travail en rabotant massivement les exonérations :

  • Gel des allègements de charges : Décidé en 2026, il doit rapporter près de 3 milliards d’euros dès 2027.

  • Élargissement de l’assiette des cotisations : L’intégration de la participation et de l’intéressement dans la base de calcul doit procurer 3,7 milliards d’euros supplémentaires.

  • Attaque sur les « niches sociales » : Alourdissement de la cotisation patronale « Accidents du Travail », suppression des avantages pour les véhicules thermiques de flotte et fin des tarifs préférentiels des salariés des industries électriques et gazières (2,1 milliards d’euros).

  • Surtaxe des indemnités de départ : La hausse de la fiscalité sur les ruptures conventionnelles doit rapporter 800 millions d’euros.

 

Retraités, propriétaires et collectivités : Personne n’est épargné

Pour masquer ces prélèvements, l’exécutif feint de cibler des intermédiaires tout en touchant directement les Français :

  • Les séniors dans le collimateur : Abaissement du plafond de l’abattement fiscal sur les pensions à 3 000 euros (1,4 milliard de recettes) et gel des retraites supérieures à 1 260 euros par mois annoncé par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou (4,1 milliards d’économies).

  • Propriétaires et communes matraqués : Hausse mécanique de la taxe foncière de 1,2 milliard d’euros et augmentation des cotisations CNRACL imposée aux collectivités, au risque d’une hausse de la taxe d’habitation locale. Une manœuvre fustigée par David Lisnard (AMF), qui dénonce la posture de dirigeants éphémères.

  • Secteurs privés et fonction publique : Surtaxe de 800 millions sur les autoroutes et aéroports, gel du point d’indice des fonctionnaires et suppression de 1 076 postes d’État. Une rigueur sélective qui épargne toutefois la trajectoire de la loi de programmation militaire dopée par Emmanuel Macron.

 

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