Racket fiscal sous couvert de santé publique : Le gouvernement Lecornu prépare une « taxe sucre » en pleine poussée inflationniste

Les trois chiffres clés du projet de taxe sur les produits sucrés

Analyse de la mesure fiscale examinée par le gouvernement Lecornu :

  • 200 millions d’euros : Le rendement annuel de départ estimé pour l’État dès 2027, avec un risque de dérive à un milliard d’euros sous la pression parlementaire.

  • 3,4 % d’inflation : La hausse des prix à la consommation mesurée en septembre par l’INSEE, aggravée par la hausse des carburants.

  • 1 milliard d’euros : Les recettes projetées pour 2026 de l’actuelle taxe sodas, qui n’a pas réussi à changer significativement les comportements.

L’alibi de la santé publique pour remplir des caisses vides

Ce 30 septembre, sur le plateau de LCI, Serge Papin, ministre du Pouvoir d’achat, du Commerce et des PME, a ouvert la voie à l’instauration d’une taxe sur les produits sucrés transformés.
Brandissant les chiffres de l’obésité, du diabète et de la surconsommation de sucre chez les enfants, l’ancien patron de Système U a défendu un « débat » gouvernemental, tout en affirmant n’être « pas pour les taxes »
.
Présenté officiellement au Conseil des ministres dès le 1er octobre, ce nouveau dispositif ciblant les aliments transformés industriels masquerait mal son objectif premier : renflouer les finances de l’État
. Initialement chiffrée à 200 millions d’euros de recettes pour 2027 par Le Parisien, la facture pourrait très vite s’alourdir sous la pression des parlementaires jusqu’à atteindre un milliard d’euros annuel.

Un rendement fiscal certain, un impact sanitaire contesté

Inspirée de la « taxe sodas », cette mesure est présentée comme un levier pour dissuader l’achat d’aliments trop sucrés.
Pourtant, le précédent des boissons gazeuses met en lumière l’inefficacité de ces prélèvements comportementaux : selon l’économiste Mathieu Plane (OFCE), la taxe sodas — qui doit rapporter près d’un milliard d’euros à l’État en 2026 — n’a absolument pas « radicalement modifié » les habitudes d’achat des Français
.
Il s’agit donc avant tout d’un prélèvement fiscal déguisé, dont le rendement est garanti mais l’utilité sanitaire reste à prouver
.

Un coup de massue supplémentaire sur les ménages modestes

Cette nouvelle offensive fiscale intervient dans un contexte économique particulièrement tendu.
Selon les données préliminaires de l’INSEE publiées ce même 30 septembre, l’inflation s’est accélérée à 3,4 % en rythme annuel, tirée notamment par l’envolée des carburants liée aux conflits internationaux
.
Comme l’a souligné Jean-François Loiseau, président de l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA), cette taxe sera répercutée en bout de chaîne directement sur le ticket de caisse des consommateurs
.
Elle frappera en priorité les foyers aux revenus les plus modestes et ceux qui bouclent difficilement leurs fins de mois, ajoutant une charge financière supplémentaire sur l’alimentation de base sous prétexte d’éducation nutritionnelle
.

 

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